100 ème
Pour vous parler de ma vie (non non, je ne suis pas morte), je dirais que les vacances arrivent bientôt à leur terme.
J'ai commencé cet été avec une rupture amoureuse. On s'est dit que nous étions trop loin, que cette distance nous gênait et que ce n'était plus possible de continuer. Effectivement c'était dur avant, mais alors après... Pour moi ça a donné lieu à beaucoup de larmes. Maintenant je pense encore à nous, tout autant, mais d'une manière différente: peut-être (non, c'est sûr) qu'un jour on se reverra...
Je suis ensuite partie à Marseille avec Rion et Delph, chez mamie. Inutile de dire que cette semaine a été inoubliable, une des plus belles de ma vie (derrière, sans hésiter, ces quelques jours passés chez Hermès). Nous avons fait la connaissances de... gens: des filles, des garçons, des jeunes, des moins jeunes... Disons que les marseillais parlent facilement. En tout cas, Benoît on ne t'oublie pas avec ton physique de steak tout maigre et Ouadgi, achète toi une serviette au lieu de piquer celle des autres. Pour parler du côté bénéfique de ce petit voyage, Marion a pris confiance en elle et maintenant elle a un amant italien de 19 ans (mon oeil: il est roumain et il a trente ans) qui l'attendait à quatorze heures le 5 août sur la cannebière...
J'ai ensuite enchaîné avec deux semaines de colo itinérence en Italie. Les trois mots du groupe: moustiques, nourriture et sommeil. Mais aussi, j'ai dévoilé au monde (bon OK, Delph a juste dit à Alan) que j'aimais les tracteurs. Les trains de nuit italiens nous ont laissé de très bons souvenirs, le camping en Sicile était tout simplement extra et j'ai appris à égoutter des pâtes dans une grosse marmitte sans passoire en n'en mettant que la moitié à côté. Evidemment on a rencontré des gens, avec qui je chantais "obsession" sous la douche, ou qu'on connaissais déjà de l'an dernier "encoooore! Mais c'est pas possible, j'avais pas prévu de vous revoir cette année!", ou encore qui voulaient casser des pastèques avec leur tête et qui faisaient le ver de terre à minuit et quelques (Alan, on a franchement bien rigolé avec toi). De Rome à Florence, à passant par Pompéi et Aciréal, nous avons dormis à la belle étoile, au plus proche de la nature.. et du soleil qui se levait trop tôt. Enfin bon, tout ça pour dire que "Et nous devrons nous quitter un matin/ Je te dirai aurevoir sur le quai tristement/ Désormais mon coeur itinèrera vers le tien/ Par la pensée et les souvenirs d'avant." (Pour Pierre, juste pour rire. Et quand j'y réfléchis, ce petit poème pourrait être pour quelqu'un d'autre...). Je rajouterais que "Sandra-gibus, Léa-ribots, Sarah-porte rien". Ou encore, "Alan-eige, Sandra-house, Sarah-vage!". "Justine petite dernière": Sandra-matiser, Léa-rcèlements, Sarah-porte".
Le soir même de notre retour, malgré le manque de sommeil évident (c'est un fait, j'ai dormi seize heures cette nuit là), les fêtes de Bayonne nous ont comme qui dirait.. attirées. C'est ainsi que ce fût la pure folie pendant quatre soirs, avec une bagarre dans le bus, des garçons chauds bouillants et des espadrilles noires au lieu de blanches à la fin.
Amélie est ensuite arrivée pour entamer notre semaine de stage de Danse à Biarritz. Pas grand chose à dire: le cour sup de Dubus était extra, mais tout le reste a laissé en moi une impression peu passionnante. Toujours est-il que mes douleurs à la cheville sont revenues, ce qui m'a empêchée de profiter pleinement de ces moments de bonheurs.
Nos quelques jours avec Mamie et Maman à St Lary sont relativement vite arrivés, le souci c'est qu'ils ne sont pas du tout vite passés. Entre les aprèm' Thalasso et les crèpes du goûter, on a quand même rencontré les rugbymen: les cinquante-deux rugbyman qui nous on fait coucou du car à leur retour. C'étaient des perles ces gars, notament le Hollandais, Benjamin, Houari et Tafcir... De cette semaine il me reste quand même un souvenir bien encombrant: Sacha, grand, blond, bronzé, yeux bleux, stylé, assez riche.. Enfin bon, presque parfait... Si seulement il n'était pas aussi bête, et pire, si seulement il ne me harcelait pas tous les jours, toute la journée pour qu'on se revoit dans quelques jours... Et oui, ses grands parents habitent à deux pas de chez moi. Monsieur pense qu'il est irrésistible, il croit qu'il me plait ce petit bourge prétentieux! Enfin, je suis pas sortie de l'auberge comme dirait ma mère.
Il me reste maintenant deux semaines, ponctuées par le code, les rendez-vous à droite et à gauche et la plage, si le soleil daigne sortir son nez. Je pense maintenant de plus en plus à lui, même s'il s'éloigne probablement à cause de mon papillonnage estival.
Pour terminer, merci aux gens qui ont pensé à mes seize ans le 14 août.
Je vous fais un gros bisou.
Bye, it's the last.
Now, I live here: ***
